LA CANDIDATURE
QU'EST-CE QUE C'EST ?

Quels sont les critères pour prétendre à l'inscription d'un bien ?

La « Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel »  est un traité international adopté en 1972, ratifiée par la France en 1975. Elle a deux objectifs : la protection de la nature et la préservation des biens culturels.

L'inscription d’un bien sur la « Liste du patrimoine mondial » obéit à des règles précises. Elle prend en compte un ensemble de critères. Les biens inscrits bénéficient d'un label reconnu internationalement.

Les États sont donc invités à ne présenter des propositions d'inscription de biens que s'ils sont considérés comme étant de « valeur universelle exceptionnelle ». Quand un bien est inscrit sur la Liste, le Comité du patrimoine mondial adopte une déclaration de valeur universelle exceptionnelle qui sera la référence principale dans le futur pour la protection et la gestion efficaces du bien.

La caractéristique la plus originale de la convention de 1972 est de réunir dans un même document les notions de protection de la nature et de préservation des biens culturels. Elle reconnaît ainsi l'interaction entre l'être humain et la nature et le besoin fondamental de préserver l'équilibre entre les deux.
L'inscription d'un bien sur la Liste du patrimoine mondial obéit à une procédure et un calendrier précis.
Cette inscription prend en compte un ensemble de critères déterminés par le Comité du patrimoine mondial dans les « Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial ».
Cette inscription confère aux biens inscrits un label reconnu internationalement.

L'idée qui a donné naissance à la Convention du patrimoine mondial est que certains biens sont inestimables et irremplaçables au regard du patrimoine culturel et naturel de l’humanité. La perte de l'un de ces biens constitue un appauvrissement du patrimoine de tous les peuples du monde. Plus précisément, on peut reconnaître en raison de leurs qualités, « une valeur universelle exceptionnelle » à certains des éléments de ce patrimoine. À ce titre, ces éléments méritent d'être protégés contre les nombreux dangers qui les menacent ou qui peuvent les menacer.

À partir de cette constatation, les États membres de l'Unesco ont adopté, en 1972, la «Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel ». Cette convention est un traité international auquel peuvent adhérer librement les États membres de l’Unesco.
La France a adhéré à cette convention qu'elle a ratifiée en 1975.
La Convention a pour objectifs d'identifier, de protéger de conserver, de mettre en valeur et de transmettre aux générations futures un patrimoine culturel et naturel de valeur universelle exceptionnelle.

Dès son adoption, la Convention prévoyait l'établissement d'un « Comité du patrimoine mondial » et d'un « Fonds du patrimoine mondial ». Le Comité et le Fonds sont opérationnels depuis 1976.
Depuis l'adoption en 1972 de la Convention, la communauté internationale a adopté de nouveaux concepts dont celui de « développement durable ». Aujourd’hui, on peut dire que la protection et la conservation du patrimoine naturel et culturel constituent une importante contribution au développement durable.

Les « Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial » précisent qu’un bien ne peut être inscrit sur la Liste que s'il présente une valeur universelle exceptionnelle. 

La valeur universelle exceptionnelle signifie une importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle qu'elle transcende les frontières nationales et qu'elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l'ensemble de l’humanité.

À ce titre, la protection permanente de ce patrimoine est de la plus haute importance pour la communauté internationale tout entière. Le Comité a pour première mission de définir les critères pour l'inscription des biens sur la Liste du patrimoine mondial. Les États parties sont donc invités à ne présenter des propositions d'inscription de biens que s'ils sont considérés comme étant de « valeur universelle exceptionnelle ». Quand un bien est inscrit sur la Liste, le Comité adopte une déclaration de valeur universelle exceptionnelle. Cette déclaration sera la référence principale dans le futur pour la protection et la gestion efficaces du bien.

Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection :

(1) Représenter un chef-d'œuvre du génie créateur humain ;
(2) Témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages ;
(3) Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ;
(4) Offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine ;
(5) Être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible ;
(6) Être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d'autres critères) ;
(7) Représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ;
(8) Être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;
(9) Être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;
(10) Contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.

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L'ÉTANG DE BERRE

Le pays de l’Etang de Berre constitue un territoire emblématique, depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, de l’équilibre qui s’établit entre milieux naturels et activités humaines. Il est centré sur l'Étang de Berre, l’un des plus grands et anciens plans d’eaux naturels salés d'Europe, d’une superficie de 155 km2 pour 75 km de côtes. Au-delà de cette vaste masse d’eau, le site s’étend sur une superficie de 300 km2 environ, englobant dix communes riveraines de la lagune : Berre-l’Etang, Châteauneuf-les-Martigues, Istres, Marignane, Martigues, Miramas, Rognac, Saint-Chamas, Saint-Mitre-les-Remparts et Vitrolles.

Une valeur universelle exceptionnelle

Le territoire de l’Etang de Berre constitue un paysage naturel exceptionnel formé de lagunes, de zones humides et de collines calcaires, d’une richesse remarquable au niveau mondial concernant la biodiversité floristique et faunistique.